Acceptera –t-on les prières et le jeûne d’un malade qui souffre de secrétions incessantes ?

Question

Acceptera –t-on les prières et le jeûne d’un malade qui souffre de secrétions incessantes ?

Louange à Allah.

Premièrement, cette maladie
implique la sécrétion permanente de pus par l’organe sexuel. Elle n’a aucune
incidence sur le jeûne.

Deuxièmement, la propreté
rituelle requise pour la validité de la prière est rompue par toute sécrétion
qui passe par l’organe sexuel ou par l’anus. C’est donc le cas de l’urine,
des excréments, du pet, du sperme, du sang, du pus et d’autres sécrétions.
Voir la question n° 14321.

Cela étant, le pus qui
se dégage de ce malade rompt ses ablutions. Mais, étant donné la continuité
de son écoulement et l’incapacité du malade de le maîtriser, le malade est
assimilé à celui qui soufre de l’énurésie ; celui qui ne peut plus maîtriser
son urine, et dont celle-ci s’échappe involontairement.

Son statut

Si le malade sait que
les sécrétions se font à des moments déterminés et s’arrêtent ensuite pendant
un temps suffisant pour se purifier et faire la prière, il doit attendre le
moment d’arrêt des sécrétions, dût il rater la prière collective. Puis il
fait ses ablutions et prie pendant ce moment, pourvu qu’il ne craigne pas
l’écoulement du temps de la prière.

Si les sécrétions ne cessent
pas, le malade doit envelopper son sexe de quelque chose qui empêche la souillure
de se répandre sur son corps et ses vêtements. Puis il fait ses ablutions
pour chaque prière après l’entrée de son temps. Si quelques sécrétions continuent
après les ablutions et pendant la prière, cela ne fait rien. Avec les ablutions
ainsi faites, le malade peut faire autant de prières surérogatoires pendant
le temps de la prière obligatoire pour laquelle il a fait ses ablutions. Voir
les questions n° 22843
et 39494.

La réponse ci-dessus donnée
est valable, si l’auteur de la question entend demander si la prière et le
jeûne du malade sont valides en dépit de la continuité de la sécrétion du
pus. En revanche, s’il entend parler d’une personne ayant commis l’adultère
(car cette maladie est le plus souvent due à des relations sexuelles prohibées),
qu’il sache qu’Allah accepte le repentir de quiconque se repent devant Lui
et que le repenti est comme quelqu’un qui n’a jamais péché. Allah reste miséricordieux
et pardonneur, quelle que soit la gravité des péchés humains. A ce propos
le Très Haut dit : Dis: Ô
Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez
pas de la miséricorde d’Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c’est
Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux.  (Coran, 39 :53)

At-Tirmidhi (3540) a rapporté
qu’Anas ibn Malick (P.A.a) a dit :  J’ai entendu le Messager d’Allah
(bénédiction et salut soient sur lui) dire : Allah Très Haut et Béni
dit : ô fils d’Adam ! Si tes péchés atteignaient les nuages et si
tu sollicitais mon pardon, Je te l’accorderais indifféremment.  (Déclaré
authentique par al-Albani dans Sahihi at-Tirmidhi) L’expression ‘ anan
as-samaa’ signifie nuages qui s’élèvent très haut dans le ciel Extrait
de Tuhfat al-Ahwadhi. Voir la question n° 9393.

Allah le sait mieux.

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